10 idées reçues sur le vaccin contre la COVID-19

10 idées reçues sur le vaccin contre la COVID-19

Depuis le début de la pandémie, le monde entier attend un vaccin contre la COVID-19. Aussi, la nouvelle a-t-elle été accueillie favorablement lorsque Santé Canada a approuvé le premier vaccin COVID-19 en décembre 2020. Bien qu'il soit disponible dès maintenant, vous pourriez être cependant sceptique quant à son administration compte tenu du nombre de rumeurs qui circulent à ce sujet. Vous n'êtes pas sûr de savoir toute la vérité sur les vaccins contre la COVID-19? Examinons quelques idées reçues sur le vaccin contre la COVID-19 pour distinguer la réalité de la fiction.

Idée reçue n°1 : Les vaccins me donneront la COVID-19.

Les vaccins ne vous donneront pas la COVID-19. Les Pfizer-BioNTech Comirnaty® et Moderna Spikevax® vaccins ne sont pas composés du virus vivant qui provoque la COVID-19, mais de l'ARN messager (ARNm). Le but de ce vaccin est d'apprendre à votre corps à reconnaître et à combattre le virus en lui donnant les instructions (ARNm) de fabriquer une protéine inoffensive du virus. Une fois que la protéine est fabriquée, la cellule décompose les instructions (ARNm) et s'en débarrasse. Votre système immunitaire reconnaît alors la protéine puisqu'elle n'y a pas sa place habituelle. Cela déclenche la production d'anticorps par votre corps, qui vous protègeront contre une infection par le véritable virus COVID-19 si celui-ci devait pénétrer dans votre corps à l'avenir.

Les vaccins d'AstraZeneca Vaxzevria® et de Janssen (Johnson & Johnson) vaccins contre la COVID-19 utilise un virus inoffensif et modifié (vecteur) qui provoque normalement le rhume. Ce vecteur va transmettre des instructions génétiques aux cellules de votre corps pour fabriquer la protéine de pointe de la COVID-19. Une fois que ces cellules présenteront la protéine de pointe à leur surface, le système immunitaire pourra les reconnaître et commencer à fabriquer des anticorps.

D'autres vaccins approuvés contre la COVID-19 utilisent des méthodes similaires pour aider votre organisme à développer une immunité sans provoquer d'infection. Les vaccins à base de sous-unités protéiques, comme le vaccin Novavax Nuvaxovid contre la COVID-19, utilisent des morceaux inoffensifs (protéines) du virus pour nous aider à développer des anticorps qui pourront combattre le virus à l'avenir s'il se manifeste dans l'organisme. Les vaccins à base de plantes, dont le vaccin Medicago Covifenz® contre la COVID-19, utilisent une particule non infectieuse qui a la même apparence que le virus pour que notre système immunitaire la reconnaisse.

Idée reçue n°2 : Les vaccins ont été fabriqués à la hâte et il n'y a pas eu suffisamment de tests.

Le développement d'un vaccin est généralement un processus long et peut prendre plusieurs années. Cependant, les deux premiers vaccins contre la COVID-19 ont été développé et approuvé pour une utilisation en l'espace de 8 mois. Ce délai rapide peut sembler alarmant, mais il a été possible grâce à l'importance des fonds, du temps et des efforts consacrés à la recherche.

Les nouveaux vaccins passent par différentes étapes avant d'être approuvés : essais précliniques et essais cliniques (phases I, II et III). Les essais précliniques consistent à tester le vaccin sur des cellules et des animaux. Au cours de la phase I des essais cliniques, le vaccin est administré à un petit nombre de personnes en bonne santé. Au cours de la phase II, le vaccin est administré à un plus grand nombre de personnes qui correspondent aux caractéristiques de la population cible visée. Dans la phase III, le vaccin est administré à des milliers de personnes (généralement 1 000 à 3 000) pour en tester l'efficacité et l'innocuité.

Les vaccins contre la COVID-19 ont subi les mêmes tests rigoureux que tout autre vaccin, mais ont été accéléré en franchissant plusieurs étapes en même temps. Cela signifie que tous les contrôles de sécurité habituels ont été effectués et réalisés simultanément, plutôt que séparément, ce qui a permis de gagner beaucoup de temps. En outre, les efforts considérables déployés par les gouvernements et d'autres groupes ont contribué de manière significative à leur développement.

Idée reçue n°3 : Nous n'avons pas besoin de multiples vaccins provenant de différentes entreprises.

Les vaccins ne sont pas une solution uniforme. À l'heure actuelle, les vaccins contre la COVID-19 accessibles ne peuvent pas être administré à tout le monde. Le vaccin Pfizer-BioNTech Comirnaty® sont approuvé pour les personnes âgées de 5. Le vaccin Moderna Spikevax® à ARNm sont approuvés que pour une utilisation chez les personnes âgées de 6 ans et plus. Les vaccins AstraZeneca Vaxzevria®, Janssen (Johnson & Johnson), Medicago Covifenz® et Novavax Nuvaxovid® sont approuvés que pour une utilisation chez les personnes âgées de 18 ans et plus.

Il est important de disposer de plusieurs vaccins afin que chacun puisse être vacciné et protégé en toute sécurité contre la COVID-19. Chaque vaccin peut avoir des critères de vaccination spécifiques, et si vous ne pouvez pas recevoir un vaccin pour une raison quelconque, il y a de fortes chances que vous puissiez en recevoir un autre. À l'heure actuelle, plusieurs vaccins sont en cours de développement dans le monde entier, dont certains en phase III d'essais cliniques.

Idée reçue n°4 : le vaccin contre la COVID-19 ne fonctionne pas ou n'est pas sécuritaire.

Les vaccins contre la COVID-19 autorisés au Canada se sont révélés sûrs et efficaces contre le virus. Il a été démontré que les vaccins à base d'ARNm et à vecteur viral contre la COVID-19 protègent contre le développement des symptômes de la COVID-19 et contre les effets d'une maladie grave, comme l'hospitalisation. Cela signifie également que vous êtes moins susceptible d'avoir la COVID-19, que vous réduisez la propagation du virus à d'autres personnes et que vous diminuez votre risque de développer des symptômes à long terme de la COVID-19 (également connu sous le nom de syndrome post-COVID-19).

Avec le temps, la protection conférée par les vaccins contre la COVID-19 peut diminuer, même après avoir reçu la série primaire. Une série primaire correspond à 2 doses des vaccins Pfizer-BioNTech Comirnaty®, Moderna Spikevax®, AstraZeneca Vaxzevria® u Novavax Nuvaxovid® quelle que soit leur association, ou à une dose du vaccin Janssen (Johnson & Johnson) contre la COVID-19.

Il est recommandé aux personnes dont le système immunitaire est affaibli de recevoir une dose supplémentaire de vaccin à base d'ARNm contre la COVID-19 dans le cadre de leur série primaire, sans compter les doses de rappel. Des doses de rappel au-delà de la série primaire sont recommandées pour certains groupes d'âge et certaines populations afin de fournir une protection accrue contre les variants de la COVID-19, telles que Omicron (B.1.1.529). Vous pouvez contacter votre autorité locale de santé publique pour savoir si vous remplissez les conditions requises pour recevoir une dose de rappel.

Idée reçue n°5 : Les vaccins ne sont pas sécuritaires pour les personnes qui ont des allergies.

Bien qu'il soit possible d'avoir une réaction allergique au vaccin contre la COVID-19, les chances que cela se produise sont très faibles. Les symptômes d'une réaction allergique grave comprennent de l'urticaire (des boutons qui démangent sur la peau), un gonflement du visage, de la langue ou de la gorge et des difficultés à respirer. Ces symptômes commencent généralement immédiatement ou dans les 30 minutes qui suivent l'administration du vaccin. Les personnes souffrant d'allergies courantes (par exemple, aux aliments, aux insectes, au pollen, aux médicaments) ne sont pas plus susceptibles que le grand public d'avoir une réaction allergique grave au vaccin.

Si vous avez des antécédents de réactions allergiques à l'un des composants du vaccin contre la COVID-19, vous devriez consulter votre allergologue pour savoir si recevoir des doses supplémentaires de ce vaccin représente un danger ou non pour vous ou si vous devriez recevoir un autre vaccin contre la COVID-19. Si vous pensez être allergique à un ou plusieurs des ingrédients du vaccin, parlez-en à votre professionnel de la santé.

Idée reçue n°6 : J'ai déjà eu la COVID-19, je n'ai donc pas besoin de me faire vacciner.

Après avoir été infecté par la COVID-19 et s'être rétabli, une personne peut être protégée contre une nouvelle infection par la COVID-19. Cependant, à l'heure actuelle, les scientifiques ne savent pas combien de temps dure cette immunité naturelle. Les premiers éléments indiquent que l'immunité naturelle contre la COVID-19 pourrait durer quelques mois, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ce phénomène. En outre, l'immunité naturelle peut ne pas offrir une protection suffisante contre les nouveaux variants.

Étant donné que les risques sanitaires associés à l'infection par la COVID-19 peuvent être graves et qu'une réinfection par la COVID-19 est possible, il est conseillé de se faire vacciner contre la COVID-19 même si vous avez déjà eu cette maladie, ainsi que toutes les doses de rappel auxquelles vous avez droit. Il est recommandé d'attendre un certain temps après avoir eu des symptômes de COVID-19 ou avoir été testé positif en l'absence de symptômes. Cette période peut varier selon que vous souhaitez recevoir des doses de vaccin contre la COVID-19 dans le cadre de votre série principale ou que vous souhaitez recevoir des doses de rappel. Si vous souhaitez vous faire vacciner contre la COVID-19 et que vous avez présenté des symptômes récemment ou que vous avez été testé positif au virus, consultez un professionnel de la santé.

Idée reçue n°7 : Il n'est pas nécessaire de porter un masque après avoir reçu le vaccin.

Même après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19, les experts vous recommandent de continuer à porter un masque et à appliquer les mesures de santé publique recommandées.

Il faut généralement quelques semaines pour que votre organisme développe une immunité après la vaccination. Cela signifie qu'il est possible d'être infecté par la COVID-19 juste après la vaccination et de tomber malade. En outre, Bien que les vaccins réduisent votre risque d'infection, il est toujours possible pour les personnes entièrement vaccinées et celles qui ont reçu des doses de rappel d'être infectées et de transmettre le virus à d'autres personnes.

Le port d'un masque peut contribuer à vous protéger de l'infection, en particulier dans les espaces partagés et les lieux bondés. En général, les masques médicaux et les respirateurs offrent une meilleure protection que les masques non médicaux, bien que les trois types de masques puissent être utilisés dans la communauté. Il est important de se tenir au courant des recommandations de votre bureau de santé publique local afin de réduire le risque de transmission virale dans votre communauté.

Idée reçue n°8 : Le vaccin peut provoquer une infertilité.

Rien ne prouve que le nouveau vaccin contre la COVID-19 puisse affecter la fertilité d'une femme de quelque manière que ce soit. Bien que les femmes enceintes et allaitantes aient été exclues des essais de phase III, certaines participantes sont tombées enceintes après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19 et n'ont pas signalé d'effets secondaires importants à ce jour.

Actuellement, les vaccins contre la COVID-19 à ARNm sont recommandés aux femmes enceintes ou qui allaitent, à condition qu'elles ne présentent pas d'allergies graves aux ingrédients du vaccin. Les vaccins contre la COVID-19 à vecteur viral, à base de sous-unités protéiques ou à base de plantes peuvent être administrés en remplacement, si on ne peut utiliser un vaccin à ARNm pour des raisons médicale ou si celui-ci n'est pas disponible. Vous pouvez vous adresser à votre prestataire de soins prénatals si vous avez des questions sur les vaccins. Il pourra vous aider à prendre une décision éclairée en tenant compte de votre risque d'infection par la COVID-19 et des données actuelles de sécurité et d'efficacité des vaccins contre la COVID-19 disponibles.

Idée reçue n°9 : Les vaccins contre la COVID-19 ne sont pas sûrs.

Les vaccins ne sont autorisés au Canada qu'après qu'il a été prouvé qu'ils sont sûrs et efficaces. Les effets secondaires après une vaccination font généralement partie de la réponse de votre corps pour se protéger contre une maladie. Les effets secondaires courants de la vaccination contre la COVID-19 sont les suivants : douleur au point d'injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons, douleurs articulaires et fièvre. Ces effets secondaires sont généralement légers et disparaissent en quelques jours, comme c'est le cas pour d'autres vaccins.

On a également signalé d'autres effets secondaires très rares qui peuvent être associés à certains vaccins contre la COVID-19, comme une inflammation du muscle ou du tissu cardiaque et des caillots sanguins associés à un faible nombre de plaquettes. Si vous redoutez l'apparition d'effets secondaires à la suite d'un vaccin contre la COVID-19, consultez d'abord votre fournisseur de soins de santé pour savoir s'il existe un type de vaccin contre la COVID-19 que vous pouvez recevoir en toute sécurité. Santé Canada et les autres autorités sanitaires provinciales continuent de surveiller de près tous les rapports d'effets secondaires associés.

Idée reçue n°10 : Le vaccin à base d'ARNm va modifier mon ADN.

Les vaccins Pfizer-BioNTech Comirnaty® et Moderna Spikevax® contiennent tous deux des ARNm, qui sont des instructions génétiques sur la façon de fabriquer des protéines. Après avoir reçu le vaccin, vos cellules utilisent l'ARNm pour fabriquer la protéine de pointe du coronavirus, puis décomposent et détruisent l'ARNm après son utilisation. L'ARNm du vaccin contre COVID-19 n'entre jamais dans le noyau de la cellule, qui est l'endroit où notre ADN est conservé. Cela signifie que l'ARNm n'affecte pas ou n'interagit pas du tout avec notre ADN.

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